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Migrants : la traversée du désert

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Des migrants éthiopiens traversent à pied le désert de Djibouti, en route vers la mer Rouge et le Yémen. Ce reportage a été réalisé aux côtés de l’unité mobile de l’OIM, qui porte secours aux personnes épuisées par la marche.

Ce reportage suit des migrants éthiopiens à Djibouti, entre 2019 et 2022. Chaque jour, des femmes, des hommes et des enfants quittent leur pays à pied. Ils espèrent trouver du travail en Arabie saoudite et une vie meilleure, mais la route passe par le désert.

Des migrants éthiopiens à Djibouti, sur la route du Yémen

Petit pays de la Corne de l’Afrique, Djibouti est bordé par la Somalie, l’Érythrée et l’Éthiopie. Sa côte s’ouvre sur le golfe d’Aden, porte d’entrée vers le Yémen. Depuis les années 2000, le pays est devenu un territoire de transit pour des milliers de personnes. En été, elles marchent sous des températures proches de 50 degrés, où l’eau potable est presque aussi rare que l’ombre. Le voyage se fait surtout à pied et peut durer plusieurs mois.

Quatre migrants marchent sur une plaine de sel au bord de la mer, Djibouti – Migrants éthiopiens à Djibouti – Alexander Bee photo

Plusieurs raisons expliquent ces départs. En Éthiopie, le chômage des jeunes, les sécheresses et les violences poussent de nombreuses familles à partir. Par ailleurs, des passeurs organisent le trajet par étapes, des zones frontalières de Dikhil ou de Galafi jusqu’à Obock, au nord du pays. D’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 100 000 migrants ont transité par Djibouti entre janvier et juin 2022.

Dikhil, Obock : le quotidien d’une route migratoire

À Dikhil, dans le sud, des migrants épuisés s’entassent dans des maisons en construction. Près de 200 personnes peuvent partager deux pièces sans porte. Les femmes, minoritaires, y sont particulièrement exposées aux violences. Ceux qui ne peuvent plus payer les passeurs mendient pour manger.

Plus au nord, vers Obock, le paysage n’offre que des pierres volcaniques et aucun arbre pour se protéger du soleil. C’est pourquoi l’unité mobile de l’OIM y secourt les migrants déshydratés, et des citernes ont été installées le long du corridor. Ce reportage montre ces marches et ces pauses : vues aériennes du désert, groupes à l’ombre d’un acacia, portraits de jeunes migrants et de femmes aux foulards colorés.

Ce reportage fait partie du portfolio photo documentaire d’Alexander Bee. Vous pouvez aussi découvrir Lac Assal : les caravanes de sel. Pour acquérir un tirage ou utiliser une photo, contactez-moi. Pour aller plus loin : Djibouti sur Wikipédia.

Photos © Alexander Bee – tous droits réservés. Tirages et utilisations : me contacter.